10 astuces pour rendre un séjour inoubliable

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rendre un séjour inoubliable

Vous est-il arrivé de préférer certains voyages à d’autres ? Si oui, êtes-vous certain(e) que seul le choix de la destination a influencé votre ressenti ? Voyager est toujours un plaisir, mais si l’on prépare mal son séjour, si l’on cherche à voir « trop » au détriment de voir « bien », ou que l’on manque d’idées pour donner une touche unique à notre expérience, on peut rentrer plus ou moins satisfait.

Dans cet article, je vous donne 10 astuces pour un séjour à la fois unique, enrichissant et inoubliable !

Avant : bien préparer son voyage

1/ Bien s’informer

Avant tout séjour, même dans un pays voisin, il est important de bien s’informer des us et des coutumes pour une fois sur place, se sentir à l’aise et ne pas manquer de respect inintentionnellement. Cela évite de commettre des impairs vis-à-vis de la population locale ou encore tout simplement, de se trouver dans une situation non-désirée (même si certaines d’entre elles peuvent avoir leur charme).

2/ Le choix de la période

Quelle que soit la destination, la période choisie peut se révéler bonne ou mauvaise : cela dépend bien sûr de nos afinités autant en matière de climat (chaleur, températures glaciales, humidité etc.) que de contexte (ville animée ou non, mer, montagne…). Ce choix dépend bien sûr également de nos possibilités, le choix des vacances étant très limité pour certains.

Il faut cependant retenir que la pleine saison est rarement le meilleur choix : il y aura forcément beaucoup plus de monde sur place, et donc de difficulté de circuler (tant en transport qu’à pied – personnellement, j’ai horreur de faire du sur-place forcé). Attention, la pleine saison est propre à votre destination, ça ne concerne pas forcément l’été.

Par ailleurs, les tarifs des transports et logements sont également plus élevés, c’est aussi pourquoi partir complètement en hors-saison ou en saison moyenne est vraiment très intéressant si vous en avez la possibilité.

Pendant : bien s’approprier la destination choisie

3/ Vivre à la manière des locaux

Choisir un hébergement dans un quartier typique ou très proche du centre-ville (chaque fois que possible) offre la possibilité de vivre comme le font les locaux. Dès que notre séjour dépasse une nuitée, l’amoureux et moi optons pour une location airbnb, ce qui nous permet de prendre de véritables habitudes locales le temps de quelques jours.

Quel bonheur en effet de pouvoir opter pour la marche comme premier moyen de transport, de faire quelques courses au marché local ou aux échoppes proches, de cuisiner (si possible local) en soirée, de se déplacer à vélo pour aller un peu plus loin certains jours, de faire sa séance de running (tout en découvrant le quartier)…

Nous n’avons pas toujours pu opter pour des logements très centraux ou bien au coeur de quartiers typiques (tel que le Trastevere à Rome), pour cause de budget restreint. L’hébergement est parfois assez cher dans certaines villes (Prague, Amsterdam, Londres…), mais en marchant tout de même beaucoup autour de l’appartement loué, nous avons pu avoir ce ressenti agréable d’appartenir vraiment à la ville (même si c’était de manière éphémère).

4/ Ralentir

Ensemble, malgré nos 10 kilomètres minimum parcourus chaque jour en voyage, nous penchons peu à peu pour le slow travel. Un peu comme le concept de slow food ou de slow cosmétique, le slow travel consiste à prendre son temps et à favoriser la qualité plutôt que la quantité. 

L’idée est de ressentir les atmosphères, profiter pleinement de chaque visite, ne pas chercher à tout prix à cocher telle ou telle visite soit-disant incontournable sur sa liste. Un autre réel plaisir lié au slow travel ? Se perdre dans la ville, pour de bon : errer de découverte en découverte au gré des rues qui nous attirent, ne pas regarder de plan, accepter de ne pas tout maîtriser et de se laisser porter. Il sera toujours temps de se repérer lorsqu’on souhaitera déjeuner ou rentrer !

Le slow travel, au fond c’est se déplacer, ressentir, explorer, le tout à un rythme normal. Le voyage n’est pas un marathon…

5/ Sortir des sentiers battus

Il me semble toujours intéressant de chercher un point de vue sur la ville visitée lorsque celle-ci le permet : il peut s’agir d’un bâtiment assez haut, ou encore d’un mont environnant. Pour autant, depuis quelques temps Romain et moi optons pour des points de vue moins touristiques. Souvent, un monument est connu pour offrir LA vue de rêve aux touristes, et tous s’y concentrent : l’attente est souvent longue, et l’entrée payante. Voilà une idée pour répondre à cette envie tout en contournant ce problème : pourquoi ne pas chercher justement un point de vue qui donne sur l’édifice en question, surtout s’il est assez imposant et emblématique ?

Autre tendance de voyage fréquente : visiter inconsciemment les plus grands musées de la ville parce qu’ils sont sensés être immanquables, au lieu de se concentrer réellement sur ses propres envies : si « le musée à voir absolumment » n’a aucun intérêt pour soi, alors à quoi bon s’infliger attente, visite et prix du billet, jusque parce qu’au retour, on nous dira « Mais tu n’as même pas vu ça ? » ? On ne voyage pas pour se punir mais bien pour SE faire plaisir de découverte en découverte, alors si certains musées nationaux ne vous disent rien (ou si le centre d’intérêt principal de la ville ne vous attire pas), n’hésitez pas à opter pour des sites plus petits et originaux dont la thématique vous captive !

Il est possible également de diversifier son séjour en optant par exemple pour une visite nocturne ou en s’orientant le temps d’une journée vers une thématique précise. Si l’art vous intéresse, pourquoi ne pas visiter le musée consacré à l’artiste local ? A la différence d’un musée généraliste, un musée dédié à un ou deux artistes permet d’assimiler beaucoup plus facilement ce que l’on voit et lit, et donc d’enrichir sa culture en associant plus tard cet(ces) artiste(s) à la ville visitée. Dans mon cas,  je ne peux plus penser à Egon Shiele ou Klimt sans les associer à ma découverte de Vienne, de même pour Miro et Barcelone, Van Gogh et Amsterdam, Magritte et Bruxelles…).

Parfois, les lieux les plus « touristiques » d’une ville ne sont pas les plus intéressants (ni les plus typiques). Passé les premiers instants de découverte, la foule qu’ils attirent et les commerces touristiques avoisinants (voire même l’harcèlement de vendeurs ambulants) pousse les moins courageux d’entre nous à se réfugier au calme dans d’autres quartiers. Et c’est une très bonne idée ! La seule alternative est en effet de sortir des sentiers battus, au sens propre comme au sens figuré. Dans le premier cas, cela revient à découvrir d’autres quartiers moins réputés (l’impressionnant quartier Cabanyal de Valencia était par exemple presque désert lors de notre visite), dans le second, à fuir les horaires habituels des touristes (10h-20h) afin de visiter plus tôt ou plus tard les lieux les plus emblématiques.

6/ Se lever tôt

Être matinal en voyage est en effet une solution simple et très agréable pour admirer une ville au calme, quand elle se réveille sous une lumière plus douce et plus agréable. Avant 8h du matin seuls quelques locaux (et de très rares touristes et/ou photographes) s’aventurent dans les rues. On peut apercevoir les commerces doucement s’éveiller, les places sont encore désertes, les terraces des cafés ne sont pas montées… Et par dessus-tout, les points de vue repérés préalablement permettent d’admirer et capturer des levers de soleil inoubliables !

7/ S’imprégner de la culture locale

Un voyage devient vite inoubliable si l’on cherche à s’imprègner pleinement de la destination choisie. Rien de mieux pour cela que d’assister par exemple à un concert ou un spectacle (mon voyage au Portugal restera très marqué par ma découverte du Fado), goûter le coktail qui fait la gloire de la ville, déguster les pâtisseries locales et autres produits typiques, participer aux événements culturels emblématiques s’ils se déroulent pendant votre séjour, même de manière imprévue (je pense à la visite du Pape au coeur du Trastevere alors que nous étions en train de rejoindre notre logement à Rome…).

8/ S’enrichir de rencontres

En voyage, n’hésitez pas à aller vers les gens (ou à les laisser aller vers vous), même pour des conversations sans lendemain. Premièrement, on ne sait pas si finalement elles n’engendreront pas de belles rencontres, ensuite, avec le recul ces moments font souvent partie des plus marquants d’un voyage. S’ouvrir aux locaux et à d’autres voyageurs, partager des expériences, s’enrichir des uns et des autres… Parfois il est plus facile de le faire lorsqu’on voyage seul, mais c’est toujours très agréable !

9/ Le pouvoir de la musique

Ecouter de la musique pendant le voyage, c’est être amené ultérieurement à repenser à certains moments du voyage en réentendant les morceaux en question. J’aime tellement cette sensation que chaque fois que j’en ai la possibilité, je me concocte une playlist à écouter sur place ou dans les transports aller-retour, afin que les morceaux choisis prennent une nouvelle dimension une fois que je serai rentrée (et avec des albums tout juste découverts, ça fonctionne encore mieux !).

C’est ainsi qu’à présent, les morceaux « Everybody’s on the run » et « Aka… What a life » de Noel Gallagher me rappellent ma semaine à Barcelone (2013), que certaines chansons de First Aid Kit m’évoque mon escapade en solo au Portugal, ou encore que « 80 windows » de Nada Surf m’évoque mes vacances récentes à Amsterdam (j’en avais d’ailleurs parlé dans l’article), et ce ne sont que quelques exemples.

10/ Réaliser un carnet de voyage

En matière de souvenirs, j’ai une pratique qui remonte à mon premier voyage à Berlin (et sur laquelle je compte d’ailleurs pour pouvoir dédier à ce dernier un article de blog). La pratique en question, c’est la réalisation d’un carnet de voyage pour y noter ses impressions, y coller les tickets des différentes visites et les cartes des éventuels restaurants / bars ainsi que certains autres visuels intéressants. Il est également possible d’y ajouter quelques photos. Je repense à Berlin en évoquant mes premiers carnets de voyage car j’avais justement l’habitude à cette époque d’y coller énormément de photos : aujourd’hui, ce carnet est ma seule sauvegarde car le CD gravé à l’époque n’est plus lisible. Je ne l’ai pas avec moi en Espagne mais quand je le récupèrerai, vous aurez certainement droit à un article sur cette chouette ville !

Aujourd’hui, j’incorpore beaucoup moins de photos dans mes carnets (mais compte les développer un jour dans des albums à part), mais je prends garde de les sauvegarder à plusieurs endroits (dont ce blog, d’une certaine manière). Maintenant, j’essaie aussi d’y dessiner un peu, et peut-être mes gribouilis auront une meilleure allure avec la pratique.

Me replonger dans mes carnets me permet en tout cas de me souvenir d’une fourmillière de détails qui avec les années seraient passés à la trappe et bien sûr de revivre ces beaux moments. L’inconvénient (mais en est-ce vraiment un ? je ne pense pas !), c’est que cela me donne envie de refaire illico mes valises ! 🙂

Et pour vous, quels sont les ingrédients d’un voyage inoubliable ? 

Hola! Moi c'est Fanny, 29 ans.
J'adore planifier un voyage et découvrir de nouveaux lieux et cultures, immortaliser les beaux instants avec mon appareil photo, boire du thé, occuper mes dix doigts à quelque chose de créatif…

6 commentaires sur “10 astuces pour rendre un séjour inoubliable

  1. Parmis les meilleurs moments de nos voyages il y a aussi les averses de Rome, comme quoi même une météo un peu inabituelle peut laisser de bons souvenirs. C’était plutôt drôle de voir les vendeurs à la sauvette passer de « Sunglasses, sunglasses? » à « Umbrella, umbrella? » en un clin d’oeil. Les carnets de voyage sont aussi un super moyen de se rapporter un souvenir impérissable qui ne soit pas kitsch. Ca rejoint le slow travel car on peut simplement s’asseoir dans un café avec les locaux.

    1. Je suis d’accord avec toi, Rome reste le voyage le plus incroyable et pourtant le temps était très capricieux. Mais il a permis de jolies pauses, comme au jardin botanique du Trastevere par exemple, et une sorte de cache-cache continuel avec les orages durant le séjour, qui était finalement assez drôle ! J’aime bien rapporter de la nourriture aussi comme souvenirs, c’est certes éphémère mais ça permet de prolonger de manière agréable le voyage 🙂

  2. J’adore ton article. Je me retrouve dans beaucoup des points que tu as évoqué et en particulier dans la partie slow travel. C’est la philosophie que j’essaie d’adopter de plus en plus durant mes voyages et je me rends compte qu’ils sont beaucoup plus agréable à vivre comme ça et que j’en garde de meilleurs souvenirs.

    Pour ce qui est de s’imprégner de la culture locale, ton paragraphe m’a fait sourire car je ne me fais jamais prier, en particulier pour la nourriture. J’adore goûter à de nouvelles choses et j’essaie toujours d’en ramener à la maison pour prolonger un peu les vacances mais aussi pour partager avec mes proches un bout de nos séjours . :).

    1. Merci pour ton commentaire, cela fait plaisir de lire des retours d’autres voyageurs ! J’adore aussi rapporter des « souvenirs qui se mangent » dans mes bagages, je trouve ça vraiment génial de pouvoir se sentir encore ailleurs quelques temps après. Je le fais d’ailleurs beaucoup aussi avec le thé même si ça ne rappelle pas forcément directement la destination : comme c’est une denrée assez durable, à chaque fois que je me prépare une tasse j’ai une pensée pour l’endroit d’où je l’ai rapporté, et j’aime beaucoup !

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