Un séjour à San Sebastián : parte vieja, port et centre romantique

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Séjour à Donostia - parte vieja etc

Si vous avez manqué la première partie évoquant les plages et monts de San Sebastián, petite séance de rattrapage ici.

Si elle est connue pour ses plages et son relief lui permettant de gagner à la fois le cœur des amoureux de la mer et celui de ceux qui lui préfèrent la montagne, San Sebastián abrite une activité urbaine tout aussi intéressante.

Parte Vieja

Avec ses ruelles étroites et pavées, la Parte vieja (vieux centre historique) est en effet connue pour ses bars à pintxos (tapas locales). Elle s’étend du port à l’embouchure du fleuve Urúmea et est séparée du centre plus récent par le « Boulevard », voie choisie comme terminus de nombreuses lignes de bus (comprenant entre autres le célèbre glacier local du même nom, un joli kiosque ainsi que l’Ayuntamiento – la mairie, située du côté du port).

Cette partie de la ville, qui était d’ailleurs l’unique existante (avec le port) jusqu’au milieu du XIXème siècle, a été entièrement détruite en 1813. Alors prise par les troupes de Napoléon, San Sebastián a en effet payé cher sa libération par les alliés anglo-portugais : incendie général, agressions violentes de la population… Seule la « Calle del 31 de agosto » (qui a changé de nom à l’occasion) tenait encore debout, ses maisons abritant les troupes anglaises et portugaises. Aujourd’hui, c’est dans ce secteur que l’on trouve certaines des meilleures adresses de la ville pour les locaux et touristes qui souhaitent « irse de pintxos » : Gandarías, Atari, Zeruko, La Cuchara San Telmo font personnellement partie de mes préférées…

D’un point de vue gastronomique, San Sebastián est réputée mondialement : elle compterait en effet le plus grand rapport entre le nombre de chefs étoilés au guide Michelin et le nombre de kilomètres carrés. Ses bars à pintxos sont très prisés, la cuisine y étant à la fois élaborée et abordable : la tradition étant d’enchaîner les bars en soirée en ne dégustant qu’un ou deux pintxos ou raciones (rations légères) dans chacun, l’étendue du savoir-faire culinaire local est ainsi aisée à découvrir et savourer.  Accompagnez vos dégustations de sidra (très différent du cidre français), de vino tinto (« crianza » de préférence, le vin rouge étant meilleur lorsqu’il a pu vieillir un peu) ou de txakoli (vin blanc local).

La Parte vieja compte également des trésors d’architecture, tels que l’Eglise San Vincente et la Basilique Santa Maria del Coro, en ce qui concerne les édifices religieux, et le musée San Telmo (construit dans un ancien couvent du XVIème siècle au niveau de la « calle del 31 de agosto » et prolongé par une structure plus moderne très originale). Le marché de la Bretxa (qui doit son nom à la brèche que firent les Français pour franchir une première fois le rempart en 1719) et la Plaza de la Constitución (dont la numérotation des fenêtres sur les façades l’encadrant rappelle leur fonction ancienne de loges, la place servant alors d’arène).

 

Le Port

Se balader au niveau du port, le long du Paseo Nuevo, donne l’impression de parcourir un petit village à part entière, tant l’atmosphère qui s’y dégage est différente du reste de la ville. Le linge suspendu aux maisonnettes sur pilotis, les façades scintillant pour la plupart de carrelage brillant voire irisé, les pêcheurs à l’ouvrage, les restaurants de fruits de mer et poisson, l’école de voile… tout contribue à l’ambiance particulière se dégageant du port. En poursuivant le chemin au-delà des escaliers près de l’Aquarium, on accède à la « Construcción Vacía », une œuvre d’Oteiza souvent théâtre de vagues gigantesques en automne et hiver (les fameuses mareas vivas).

Centro romántico

Cette partie de la ville affiche une allure plus moderne, depuis ses rues larges et pavées, bordées d’arbustes et dépourvues de trottoirs, jusqu’aux boutiques branchées qui y ont élu domicile. Haut-lieu de shopping tant pour les grandes enseignes (inter)nationales que les petites boutiques thématiques, le centre abrite en outre la cathédrale Buen Pastor et le théâtre Victoria Eugenia, dont l’architecture vaut le détour.

Touristes en quête d’une connexion wifi, je vous conseille de faire une pause à l’un de ces cafés-bars incontournables que sont Caravanserai et surtout le Koh Tao (à l’ambiance alternative, à la fois recherchée et dynamique), situés respectivement Plaza del Buen Pastor et Bengoetxea  Kalea, 1 (kalea signifiant calle en basque, c’est-à-dire « rue »).

La troisième et dernière partie abordera les parcs et jardins ainsi que les musées proposés par la ville.

Hola! Moi c'est Fanny, 29 ans.
J'adore planifier un voyage et découvrir de nouveaux lieux et cultures, immortaliser les beaux instants avec mon appareil photo, boire du thé, occuper mes dix doigts à quelque chose de créatif…

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