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Instants décousus

Instants décousus #8

10 janvier 2019
instants décousus

Premier article de 2019 (mais loin d’être le dernier tant j’ai de choses à raconter, montrer, dévoiler…), voici un nouveau tome de mes Instants Décousus !

Cette fois-ci encore, j’ai choisi de compiler deux mois d’un coup (en l’occurrence novembre et décembre), d’une part pour que le format soit moins redondant, d’autre part car je n’aurais de toute façon pas eu le temps de le faire mensuellement (en plus d’avoir accumulé bien trop de retard sur mes idées d’articles pour ne me consacrer qu’à ceux-là).

Retour sur novembre et décembre

Un bien bel automne

Je vous ai beaucoup montré l’automne sur Instagram et aussi ici dans un article dédié, et c’est vrai que s’il est finalement passé très vite, ça a été une période vraiment très chouette à vivre et observer.

autumn in Boston 2018

Thanksgiving

A la fin du mois de novembre il est de coutume aux US de célébrer Thanksgiving, une fête qui a autant (sinon plus) d’importance pour les Américains que Noël. Traditionnellement centré sur la dinde, la pomme et les cucurbitacées, c’est l’occasion de réunir nos proches autour d’une table et de passer un bon moment. Étant pour notre part plutôt loin des nôtres et connaissant d’autres français dans la même situation, nous avons choisi de le passer ensemble, et chez nous, nous avons transformé ce « friendsgiving » (une variante connue du Thanksgiving) en « Frenchgiving » (merci L. pour la formule !).

Noël à Boston

L’entrée dans l’hiver s’est faite assez progressivement. On s’attendait à avoir vite très froid mais en définitive, si quelques journées ont été assez fraîches pour les français (et ex-résidents basques espagnols) que nous sommes, pour l’instant, on survit sans difficultés ! Je ne mettrais pas ma main à couper qu’il en soit de même pour le reste de l’hiver, mais qui vivra verra ! 🙂

J’ai eu l’occasion aussi de vous parler des décorations de Noël à Boston, je n’y reviens donc pas spécialement, sachez que vous pourrez trouver plus de photos dans l’article dédié.

noel à boston

Par ailleurs, je ne vous ai pas trop montré cette couronne par manque de temps en décembre (et parce que je l’ai réalisée tard et au final assez vite). Peut-être en referai-je une de cette sorte (mais mieux) l’an prochain, auquel cas je réaliserai un véritable tutoriel que je publierai sur le blog.

couronne de noël diy

Des balades, plein de balades !

Georgetown

L’un des workshops scientifiques que j’ai été amenée à photographier fin 2018 avait lieu à Georgetown (Washington), ça a été l’occasion de visiter ce quartier et donc la ville de Washington (assez rapidement mais tout de même assez pour en prendre plein les yeux). J’y reviendrai dans un article prochainement (enfin, un peu de patience, car j’ai toujours pas mal de retard…).

Rhode Island

Les 15 derniers jours de décembre, C., ma belle-sœur, nous a rendu visite, ça a été l’occasion d’augmenter un peu les balades, notamment à travers un petit week-end à Rhode Island (le plus petit État des US). Nous avons visité essentiellement Providence et Newport, mais là encore j’y reviendrai bientôt.

newport

Salem – Marblehead

Je vous avais déjà parlé rapidement de Marblehead dans les Instants décousus #5, et je crois qu’au final j’y consacrerai également un article un jour (ça devient une rengaine…). Quant à Salem, mon article est toujours en gestation depuis notre visite d’octobre, mais il arrive ! Nous avons refait une petite escapade fin décembre avec C. et si l’ambiance à Salem m’a cette fois un peu déçue (par rapport à l’ambiance sympa pré-Halloween), Marblehead est décidément très agréable quelle que soit la saison.

portraits

Quelques événements pros

Workshops

Côté pro, j’ai photographié 2 fois 2,5 jours de workshop scientifiques, l’un au MIT (Cambridge-Boston), l’autre à Georgetown (Washington). J’ai donc actualisé tout récemment ma page pro orientée « corporate », pour ceux/celles que ça intéresse.

Concert Time2series

Début décembre, juste à notre retour du workshop à Georgetown, j’ai eu l’occasion de réaliser une session photo pour un nouveau concert dans le cadre de Time2series, centré cette fois sur Maria Finkelmeier (et des artistes invités). Vous retrouverez plus de photos sur ma page de reportage photo événementiel.

Les jolies découvertes

Les Grands Espaces – Catherine Meurisse

Lorsque j’ai su que mon chéri allait en France (en novembre dernier), je lui ai demandé de me rapporter le dernier roman graphique de Catherine Meurisse, Les Grands Espaces, dont j’avais entendu parler sur France Inter. J’ai une grande passion pour les bandes dessinées (à la base), et pour les romans graphiques (plus récemment), je n’en possède pas autant que je voudrais mais m’en régale dès que j’en ai l’occasion (en bibliothèque en Espagne ou à Boston par exemple). De Catherine Meurisse, je possède déjà La Légèreté (que j’aurais bien lu à nouveau mais qui est resté en France avec le reste de nos livres), un ouvrage dans lequel elle abordait tout en douceur et poésie sa reconstruction post-attentats à Charlie Hebdo (en retard à la conférence de presse, elle a fait partie des survivants de l’équipe). C’était déjà une petite merveille, et depuis je rêve encore davantage de posséder une bibliothèque entière de jolis livres comme celui-ci (et plus globalement, remplie de tous ces livres qui font voyager, inspirent, redonnent foi en l’humanité et la vie : des romans graphiques donc mais pas uniquement, car j’ai régulièrement besoin d’être inspirée créativement parlant, c’est pourquoi les librairies de musée d’art sont de véritables temples à mes yeux !).

Dans Les Grands Espaces, c’est toute une approche culturelle et artistique de la campagne qui est mise en valeur sous son joli coup de crayon. La campagne du Poitou-Charentes (qui me parle d’autant plus que j’en suis originaire aussi) est le cadre principal, elle est d’ailleurs largement dépeinte tout au long de l’ouvrage (notamment sur la transformation des paysages agricoles à travers ce que l’on nomme « le progrès »). La forme m’a autant séduite que le fond, car si la campagne est effectivement omniprésente, il ne s’agit pas que de cela. Ce superbe livre traite de l’observation de la nature, et à travers elle, convoque Proust, Loti et Corot (entre autres). Les joies et découvertes de l’enfance sont abordées poétiquement et avec beaucoup d’humour. J’ai été charmée par la poésie avec laquelle Catherine Meurisse nous fait glisser vers son enfance : au commencement du livre, la première page la montre dans son appartement parisien, tandis que la seconde la transporte judicieusement dans le temps et l’espace. Par ailleurs, de jolis crayonnés offrent une belle respiration tout au long de ce roman graphique (et notamment une superbe double-page en son centre) : bref, ce livre est un régal pour l’âme et les yeux !

catherine meurisse - les grands espaces

Autre extrait :

catherine meurisse - les grands espaces

Catherine Meurisse : Les Grands Espaces

The Nutcraker (Casse-Noisette)

Quand j’avais vu ces grandes figurines de Nutcracker à Georgetown début décembre, je n’avais pas idée de ce dont il s’agissait, mais vous avez été plusieurs sur Instagram à m’éclairer et je vous en remercie ! Je ne connaissais pas Casse-Noisette, ou plutôt, j’en connaissais quelques mélodies mais je ne savais pas qu’elles en étaient issues ni qu’il s’agissait d’un ballet culte (notamment aux USA : de nombreuses villes le produisent durant les fêtes de fin d’année). Le ballet est lui-même adapté d’un conte allemand (Casse-Noisette et le Roi des Souris), que je ne connaissais pas davantage.

Peu avant Noël, ma belle-sœur et moi visitions Boston, et j’ai eu l’idée de l’emmener chez un disquaire que j’aime beaucoup (‘In Your Ear’ – adresse à retrouver ici). Il y a là-bas des bacs et des piles de cartons remplis de disques partout, l’endroit baigne en quelque sorte dans son jus (il faut dire que c’est le plus ancien disquaire de Boston). Nous y avons déniché par hasard le vinyle de Casse-Noisette, et avons pu l’écouter le soir-même.

Le hasard a aussi fait que ce ballet était proposé à Providence lorsque nous sommes descendus avec mon chéri et sa sœur à Rhode Island, le week-end précédent Noël (soit à peine quelques jours plus tard). Nous avons décidé d’aller l’admirer histoire de vivre une véritable immersion dans l’ambiance de Noël, et nous l’avons vraiment apprécié.

A présent, je connais l’histoire de Clara et de Casse-Noisette et ne me lasse pas d’écouter ces musiques de Tchaïkovski, le mois de décembre aura été contre toute-attente d’un grand enrichissement culturel musical et artistique ! Il me reste encore à voir l’adaptation récente de Disney, sortie, coïncidence encore, en novembre dernier (je reviendrai actualiser ce paragraphe lorsque ce sera fait).

Point Netflix

Pour finir cette édition des Instants Décousus, en novembre et décembre j’ai vu quelques films que je recommande :

  • The Immigrant : très belle performance de Marion Cotillard qui joue une polonaise et a certainement dû apprendre la langue pour l’occasion (vu le nombre de répliques et le fait qu’elle soit connue pour travailler énormément ses rôles…). On la découvre à son arrivée à Ellis Island avec sa soeur, toutes deux ont pour but de recommencer leur vie à New-York. Problème, la sœur est malade donc mise en quarantaine avec risque d’être expulsée en Europe, et Ewa (Marion Cotillard) se décide à faire confiance à un homme influent dans l’espoir d’aller la récupérer (problème, il se révèle être un proxénète…). Je recommande ce film dont la photographie est vraiment superbe (je le précise toujours, mais vous devez savoir à force que ça compte beaucoup pour moi, c’est pourquoi le film suivant est aussi particulièrement léché de ce point de vue-là).
  • Como Agua para Chocolate : l’intrigue de ce film tiré d’un roman mexicain se déroule au Mexique au début du XXème siècle et de la Révolution. Tita est la dernière fille d’une famille, et donc pour cette simple raison, elle est destinée à ne pas se marier pour s’occuper de ses parents (en l’occurrence de sa mère, veuve). C’est la tradition familiale, et on ne plaisante pas avec ça. Pas de jeux et d’insouciance enfantine pour elle, elle doit apprendre à seconder l’employée de maison. Cantonnée à la cuisine, elle y développe une une forme de don, qui lui permet d’exprimer ce qu’elle ressent et de partager ses émotions à qui goûtera sa cuisine (ce qui ne manquera pas d’arriver, avec des conséquences plus ou moins désastreuses). A 15 ans, elle tombe amoureuse de Pedro qui demande sa main, et se voit refuser ce mariage en faveur de sa sœur aînée, qui elle, est autorisée à se marier…
  • Parvana (une enfance en  Afghanistan) : il s’agit cette fois-ci non pas d’un film mais d’une jolie animation très prenante sur l’histoire d’une jeune fille contrainte de se faire passer pour un garçon afin de contourner les règles de couvre-feu ainsi que l’interdiction faite aux femmes de travailler. Elle espère ainsi récupérer suffisamment d’argent pour faire vivre sa famille et aussi sauver son père, mais rien n’est simple en Afghanistan, surtout pour une femme.



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    Ornella
    12 janvier 2019 at 3 h 58 min

    J’ai jamais été chaude pour voir The Immigrant et là tu m’as donné envie donc merci !

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      parenthesecitron
      14 janvier 2019 at 17 h 33 min

      Ah moi au contraire j’ai voulu le voir dès que je l’ai aperçu sur Netflix, mais peut-être parce qu’on était à New-York (et donc Ellis Island) deux mois plus tôt et que j’aime bien Marion Cotillard 😉

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    September Lullaby
    13 janvier 2019 at 12 h 17 min

    Je découvre ton blog et premièrement, j’ai adoré les photos de cet article ! Ça me donne tellement envie de retrouver aux États-Unis ! Et puis, vivant moi-même à l’étranger (moins loin quand même), j’ai aussi envie de lire d’autres articles sur ton quotidien aux US 🙂 J’ai moi aussi découvert Casse Noisette ce Noël, grâce au film Disney qui est sorti fin Novembre (The Nutcracker and the Four Realms). J’ai adoré la musique et je crois que je l’écouterai désormais à chaque Noël 🙂

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      parenthesecitron
      14 janvier 2019 at 17 h 27 min

      Je suis ravie que mes photos te plaisent, merci beaucoup ! Tu as vécu aux Etats-Unis toi aussi, ou tu as visité certaines villes / régions ? Il me tarde de voir ce Disney, pour compléter la découverte du Nutcracker. Je crois que pour moi aussi la musique de ce ballet va rester très ancrée avec Noël, comme pour beaucoup de monde il faut avouer, mais de l’avoir découverte pile à cette période-là forcément ça va m’avoir beaucoup marquée.

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