Zinemaldia 2015 - San Sebastián : retour sur 3 films • Parenthèse Citron
Quotidien

Zinemaldia 2015 – San Sebastián : retour sur 3 films

13 octobre 2015
zinemaldia

La Zinemaldia est le Festival International de Cinéma de Donostia – San Sebastián, qui a lieu chaque année au mois de septembre. N’ayant pu en profiter l’an dernier pour cause d’allers-retours successifs entre mon ancien lieu de vie (Toulouse) et mon nouveau, j’ai pu découvrir en revanche cette année trois films, dont certains en avant-première.

Requisitos para ser una persona normal

Tout d’abord, j’ai assisté à la projection de Requisitos para ser una persona normal (VO espagnol, ST anglais) de -et avec- Leticia Dolera, qui était d’ailleurs là pour présenter le film. Il s’agit d’une comédie multiplement primée au Festival 2015 de Málaga : meilleur scénario de nouveau directeur, photographie et montage. Malgré un dénouement prévisible, la photographie est soignée (un peu pop), la BO agréable (notamment « A mis brazos«  de Tulsa) et les acteurs sympathiques et frais, le tout rendant le film intéressant.

 Le synopsis

Une jeune trentenaire réalise lors d’un entretien professionnel qu’elle ne remplit aucun des critères qui, selon elle, feraient d’elle une « personne normale » :  job, appartement, partenaire etc. Avec pour but de cocher un à un les éléments de sa liste, elle forme un duo de « coach mutuel » avec un trentenaire qu’elle vient de rencontrer  et qui pour sa part souhaite perdre du poids et devenir à son tour une « personne normale »…

Amama

Ensuite, j’ai pu admirer le film Amama (« grand-mère », en basque) de Asier Altuna, une production locale (VO basque ST espagnol) dont tout m’a plu : scénario, photographie à couper le souffle, musique originale, jeu d’acteurs vraiment très bon… Grâce à lui j’ai pu aussi me familiariser davantage à la langue basque (telle que parlée vers Bilbao, puisque la langue évolue en fonction des régions du Pays Basque), et je l’apprécie bien plus à présent. Je le conseille vraiment, d’autant qu’il a reçu le prix « Irizar du Ciné Basque » à l’issue du Festival. Il sort normalement cette semaine en Espagne (en revanche je n’ai aucune idée de la sortie prévue pour les autres pays…).

 Le synopsis

Le film peint l’histoire d’une famille qui vit dans une ferme où se côtoient (et confrontent) trois générations différentes : celle de la grand-mère, celle des parents et celle des trois enfants). Une rupture se dessine peu à peu entre le mode de fonctionnement des parents et celui des enfants, que les métiers plus « modernes » et la vie urbaine attirent davantage. La grand-mère silencieuse sert alors de trait d’union entre ces générations, de manière physique, artistique et poétique.

Pikadero

Le dernier film, Pikadero (VO basque ST espagnol + anglais)qui faisait partie de la sélection des nouveaux directeurs (Ben Sharrock en l’occurrence), m’a laissée avec un avis mitigé : si à mon sens, la photographie était réussie, j’ai trouvé le développement du film vraiment long et les acteurs coincés dans un rôle assez difficile : un jeu lent et peu de mots à la minute. Pour les avoir entendus en parler après le film (car ils étaient présents pour la projection), cette contrainte a été imposée avec vigueur par le réalisateur… Je trouve que cela se ressent dans leur jeu, et rend l’action très -même trop- lente. Sur un tel sujet, il y avait moyen peut-être d’aller plus loin. L’impression que j’ai eue à la sortie de la salle est celle d’avoir stagné comme un personnage de ce film tout au long de l’histoire développée, ce qui n’est pas franchement agréable. Je n’ai personnellement rien contre les films contemplatifs (j’étais même la seule de mon entourage à avoir apprécié Last Days de Gus Van Sant lorsqu’il est sorti au cinéma en 2005), mais cette fois-ci, je n’ai pas accroché.

 Le synopsis

Un jeune couple rencontre des difficultés pour faire évoluer son histoire, freinée par la crise qui sévit en Espagne et les contraint à vivre chez leurs parents respectifs. Le « picadero » (en espagnol, « pikadero » en basque) est le nom donné aux lieux publics où se retrouvent les jeunes pour consommer leur relation quand leurs finances les empêchent de recourir à la chambre d’hôtel ou de posséder leur propre appartement. La frustration liée au manque d’intimité, recherchée par l’un comme par l’autre pour faire avancer la relation, grandit au fur et à mesure du film et des déconvenues rencontrées.

Hi! Moi c’est Fanny, 30 ans. J’adore planifier un voyage et découvrir de nouveaux lieux et cultures, immortaliser les beaux instants avec mon appareil photo, boire du thé, occuper mes dix doigts à quelque chose de créatif… Aprés avoir vécu en Espagne (Donostia – San Sebastián) pendant plus de 3 ans, j’ai déménagé fin Mai 2018 à Boston (USA) pour de nouvelles aventures !




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