Quotidien

Se loger à Boston, toute une aventure !

15 août 2018
emménager à boston 4

Initialement prévu pour intégrer les précédents Instants décousus, j’ai réalisé que je ne pouvais pas ne pas revenir longuement sur ce sujet tant il a pu occuper nos esprits depuis notre arrivée à Boston… Pour info avant de rentrer dans le vif, cette « photo à la une » date de juillet 2011, c’est la première que j’ai prise (avec un compact) qui m’a fait réaliser que je pouvais sacrément m’amuser avec la photographie ! En avril 2012, je débutais au réflex… #timeflies

Boston, ton marché immobilier impitoyable

La recherche d’appartement à Boston est une dure quête : les tarifs sont très très élevés, pour un état pourtant pas franchement souvent à la hauteur.

Autre « choc » culturel, les garanties à avancer ! Normalement, les agences (quasiment le seul interlocuteur possible à Boston lorsqu’on recherche un appart) demandent le premier et le dernier mois de loyer ainsi qu’une caution équivalent à un autre mois de loyer. On rajoute à ça les frais d’agence (quasiment incontournables aussi), qui équivalent encore une fois à un mois de loyer et on obtient une rondelette somme de 4 mois en tout à avancer au moment de la signature et/ou à la remise des clés… Oui, vous avez bien lu ! Quand on repense au montant du loyer, c’est plutôt gratiné.

Petit point « prise de conscience », au passage : quand on voit les pré-requis et l’autre facette du système de logement, qui veut qu’on s’engage pour un an de bail que l’on devra payer quoiqu’il arrive (comprendre : même si l’on part avant le terme), aucune surprise à ce que la sous-location soit si répandue (elle permet de récupérer les derniers mois de bail s’il est impossible de le casser en présentant un remplaçant). Cela explique aux Etats-Unis la forte présence de sans-abris dans les rues (et encore, à ce qu’il paraît c’est plutôt soft à Boston comparé à d’autres villes). Avoir un travail mais pas de toit n’est pas chose insensée en France (où dans certaines grandes villes, il faut justifier d’un salaire stable équivalent à 3 fois le loyer, ou de garants), je vous laisse imaginer ici…

boston

La phase de ciblage

Le constat ci-dessus nous a aidés à prendre du recul, mais sans pour autant avoir envie de sauter sur le premier logement limite insalubre venu.

Evaluer le budget nécessaire / possible

Notre colocation estivale (une chambre avec salle de bain privée dans un T3) nous revient à $1400 / mois (pour 2 personnes). On pensait pouvoir trouver un studio à partir de 1500 ou 1600 par mois, mais après pas mal de déconvenues, on a bien compris qu’à $1500, un studio ne sera ni rénové ni propre ni fonctionnel ni sain (il ne faut pas rêver). Avec un tel budget, mieux vaut rester sur l’idée d’une chambre (voire master bedroom : chambre + salle de bain privative) en colocation, qui ne devrait pas être compliquée à trouver puisque dans ce contexte les prix se situent entre $900 et $1500.

Pour un studio, on peut dénicher un appartement propre (bon état, salubre) à partir à partir de $1750 euros, mais ce n’est pas évident. A partir de $1850, ça devient plus simple, mais il nous a fallu plusieurs visites car même à ce prix-là certains sont dans un état assez inquiétant. Plus on se rapproche du centre de Boston, plus la surface pour ce prix est minuscule. Il nous aura fallu au total une vingtaine de visites d’apparts entre $1500 et $2000 pour bien comprendre le marché et le budget à faire correspondre à nos attentes. Nous avons ciblé les quartiers bien situés car nous souhaitons profiter de la ville (et de temps de transports réduits) davantage que d’une grande surface : North End, Beacon Hill, Back Bay, Fenway… En optant pour Cambridge ou Somerville (ou plus loin), on réduit drastiquement les chances de tomber sur un studio, les logements construits là-bas étant en majorité de grandes maisons louées en colocation, nous n’avons donc pas eu beaucoup de visites dans ces quartiers.

  A noter : la recherche de studio peut être très galère pour les couples, certaines visites nous ayant été refusées sous prétexte que l’appartement était trop petit pour 2 (dixit l’agent ou le proprio, qui connaît mieux que vous votre aptitude à vivre dans un petit espace…).

Pour des appartements plus grands, on trouve des T2 à partir de $2500 (le prix d’un T1 luxueux) et des T3 à partir de 3500€ (« enfin à une vache près, ça n’est pas une science exacte ! »). En vérité, j’ai moins eu ce genre de tarifs / offres sous les yeux, m’étant contentée de ce à quoi notre budget max nous donnait accès.

Evaluer ses besoins et envies

Pour notre recherche de logement, nous avions en tête les critères suivants :

  • un studio lumineux et propre
  • un vrai four (c’est un critère qui éliminait d’emblée les studios avec simple kitchenette d’étudiant)
  • de la place à côté de l’évier pour étendre la vaisselle : ce critère a l’air très stupide comme ça, mais encore une fois, en studio la place dans la cuisine est parfois tellement minime qu’il n’y a ni lave-vaisselle (logique) ni place pour laver les plats à la main et les faire sécher. Ce n’est pas franchement pratique quand on cuisine beaucoup.
  • un rangement pour deux personnes (de type dressing ou armoire)
  • pas de wc en sortie de baignoire car je déteste vraiment ça (je déteste en fait le concept-même de wc dans la salle de bain, mais depuis quelques années je n’ai malheureusement pas le choix – j’avoue, c’est un critère de luxe et j’abuse un peu)
  • proche du MIT ou de la ligne rouge (ou d’un autre métro pas trop éloigné du centre)
  • si possible avec des murs blancs
  • moins de $1900

On est d’accord que ça fait pas mal de critères, mais il faut considérer que tout le reste nous était parfaitement égal : taille globale de l’appartement, frigo mini au lieu d’un grand, 2 plaques de cuisson au lieu de 4…  On se fichait aussi totalement de ne pas avoir plus de 20 ou 30m² au total (et donc de devoir sûrement renoncer au coin salon), ou encore de devoir marcher un peu ou de grimper quelques étages tant que l’appart est globalement bien placé, ou même de ne pas avoir de balcon / terrasse / stockage vélo / parking (ou je ne sais quoi d’autre qui ne me vient de fait pas à l’esprit).

Le reste des critères que j’avais listés, c’était un peu la cerise sur le gateau, ou les cerises, devrais-je dire. Je pense aux petits plus qu’on ne recherchait pas nécessairement mais auxquels on était parfois sensibles au détour d’une annonce : du parquet au sol, une cheminée (décorative), un pan de mur avec des briques (très bostonnien)… Ce ne sont pas des critères indispensables, juste de ceux qui font grimper le pouvoir de séduction d’un appartement au moment de la visite, et qui peuvent parfois permettre d’oublier un détail qui plaît moins.

recherche appartement

@pixabay

La phase de recherche

Les recherches ont commencé avec le site Craiglist, et l’abondance d’annonces suspectes (scams) dans les catégories immobilières m’ont poussée à le délaisser pour Trulia et Hotpads, que je trouve vraiment top (disponible en application mobile également, pratique !). Il existe aussi Zillow, mais je ne m’en suis pas vraiment servi. Il faut s’acharner dans le contact des agences derrières les annonces, et saisir le téléphone pour appeler ou envoyer un sms, car 90% de ces personnes ne répondent pas aux mails. Sur les contacts par sms, peu de réponses également (1 sur 3 je dirais), il faut donc relancer sans cesse en essayant d’appeler, et en tentant sa chance encore et encore si l’appel n’a débouché sur aucun interlocuteur. Une fois un agent présent au bout du fil, il est nécessaire de bien se faire préciser les éléments éventuellement flous de l’annonce, puis de demander à pouvoir le visiter.

  A noter : une annonce au prix trop alléchant (au-delà de 200 euros en-dessous du prix moyen du marché) ou au visuel vraiment trop Ikea genre sorti tout droit du catalogue (avec les meubles les plus chers et un agencement absolument parfait, pas juste un appartement meublé dans ce style par des étudiants avec les best-sellers de la marque) est très certainement une arnaque : n’y consacrez pas votre temps, sur le net on peut en voir beaucoup et j’en connais qui ont aussi perdu beaucoup… Au-delà de 100 euros en-dessous du marché, l’annonce peut être tout à fait réglo, mais cherchez quand même la petite bête, on ne sait jamais (sécurité du quartier ? charges non incluses et très lourdes ? voisinage très bruyant ? 6ème sans ascenseur ?…).

La phase de visite

On a visité de nombreux appartements délabrés / sales / désordonnés, parfois tout à la fois (j’étais tentée de vous mettre des photos, mais je tiens à garder ce blog comme un champ de culture pour le rêve, donc je m’abstiendrai). Dur de ne pas renoncer, mais ce n’est pas comme si nous avions le choix, donc il a bien fallu s’accrocher.

Au final, nous avions eu pas mal de chance avec nos premiers logements (le premier d’appoint et la sous-location actuelle), on a donc continué d’y croire (et on a bien fait). Au bout d’une vingtaine de visites, on a fini par avoir un véritable coup de coeur pour un studio du chouette quartier de Back Bay. Situé au deuxième étage d’une jolie maison victorienne d’a priori 6 studios, il a tout ce que l’on recherchait, avec même plusieurs bonus : assez d’espace pour un petit coin salon, une douche fermée à la place de la baignoire, une cheminée décorative, du parquet, des murs blancs, un grand dressing… Il s’agit techniquement d’un studio, mais son agencement me fait presque penser à un mini-appartement car la cuisine est légèrement détachée du salon, de même que la salle de bain (présence d’un mini couloir). Il y a aussi d’autres chouettes détails comme des poignées très travaillées (du moins pour celles de la salle-de-bain, dont je me souviens), de grandes fenêtres partout pour un maximum de lumière, un carrelage assez sympa dans la salle de bain et la cuisine, pas mal de placards dans cette dernière…

Voici quelques photos que j’ai prises durant la visite (ou récupérées sur l’annonce). C’est toujours assez difficile de se projeter quand l’appartement n’est pas vide, ceci dit on aime assez la disposition actuelle pour s’en inspirer (au moins en partie). Ce sera certainement un peu plus coloré et plus chaleureux (végétation, ambiance), j’en reparle plus bas.

STUDIO BOSTON

Les inconvénients de ce logement ? Evidemment, l’espace total n’est pas immense, mais comme nous nous étions préparés psychologiquement à bien plus petit, on trouve ça suffisamment grand pour 2 (ce sera moins vrai lorsqu’on accueillera famille/amis mais on fera avec). Il est possible aussi qu’il y ait pas mal de circulation dans la rue, qui est assez importante, et qu’on entende les voitures. Ceci dit, on est passés devant à plusieurs moments différents depuis, et le système de feux plus loin dans la rue semble épargner la présence de nombreuses voitures arrêtées à ce niveau là, et le trafic a l’air fluide. On entendra les sirènes, mais où ne les entend-on pas dans cette ville (je me demande) ?

On aime à se dire en souriant qu’on a expérimenté pas mal de déboires avec l’ensemble des apparts dans lesquels on a vécu, ce qui nous amène à réaliser que l’on peut supporter beaucoup de choses. On repense ainsi au T2 du CROUS qui était vraiment en piteux état (Poitiers), au T2 de Clermont-Ferrand dont le bar-discothèque nous empêchait de dormir parfois jusqu’à 2h du matin (et dont les tuyauteries trop horizontales ne laissaient s’écouler l’eau que lentement, avec voisins relous en bonus !), au T3 toulousain dont le balcon donnait sur un carrefour bruyant et où l’on a subi un dégât des eaux dans le compteur électrique (avec de nouveau des voisins du-dessus pas franchement discrets), au studio de San Sebastián qui était minuscule et dont la chaleur était étouffante l’après-midi, au T2 de cette même ville où nous avons expérimenté des problèmes d’humidité (avec poissons d’argent en prime), des murs en carton et des voisins bruyants)… Et évidemment, on pense aux inconvénients de la colocation à différents degrés (Boston #1 et #2) qu’on a eu l’occasion de noter plus récemment, et on relativise aisément : il va en falloir davantage pour nous surprendre et nous décevoir 🙂

La phase de candidature

Il faut pour cette phase encore plus que pour les autres, être très rapide : si vous avez trouvé l’appartement idéal, ne laissez pas le temps à d’autres locataires de le convoiter !

Nous avons visité ce studio un dimanche en milieu d’après-midi : dès le lendemain à 9h nous étions dans l’agence pour réaliser une application (un dossier de candidature), en ayant maintenu le jour-même contact avec le broker (l’agent) jusque tard en soirée (ce qui nous a permis de préparer le dossier et de l’envoyer par mail en première garantie). Après avoir un peu bataillé au fil du lundi pour faire accepter notre dossier (car nous ne gagnons pas 3 fois le loyer et nous n’avons pas de garant américain, pas plus que de credit score, ce critère si propre aux USA…), nous avons eu la bonne nouvelle très très rapidement, dans l’après-midi.

  A noter : pour contrer les inconvénients de notre dossier cités ci-dessus, nous avons proposé d’avancer en garantie de paiement deux loyers supplémentaires (mais ils sont fous, vous dîtes-vous sûrement !), bonne volonté qui nous a valu d’être acceptés. En fait, les deux mois supplémentaires que nous avançons sont les loyers de l’automne, ce qui n’est en fait pas si problématique que ça (à condition d’avoir un peu de sous d’avance, bien sûr). Nous pouvons nous estimer chanceux avec ce joli studio, car le propriétaire (via l’agence) ne demande pas de caution et prend en charge la moitié des broker fees (frais d’agence). Cette aubaine nous permet au final de ne « sortir » qu’un demi-loyer supplémentaire par rapport à la somme généralement demandée par les agences immobilières (d’autant que l’on préfère que ces sommes concernent le loyer et l’aménagement du logement que des frais d’agence…). On est donc d’autant plus motivés pour l’investir joliment et en prendre soin 🙂

Si vous vous retrouvez un jour dans cette situation d’européen ne gagnant pas trois fois le loyer et ne possédant pas non plus de garant local (donc de locataire potentiellement susceptible de retourner du jour au lendemain dans son pays sans payer), pensez à tenter ce genre de négotiation si vous en avez la possibilité !

  A noter (bis) : il est possible que l’application pour un logement soit payante (de l’ordre de $40 / adulte qui vivra dans le logement), que le dossier soit accepté ou non (c’était le cas pour ce logement).

Dossier accepté : préparer l’emménagement

Je vais rester un peu plus personnelle là, car les conseils pour préparer un emménagement ne manquent pas sur le web, et ne sont pas spécifiques à Boston ou à un pays donc vous trouverez ça facilement. Je souhaitais plutôt aborder la façon dont nous vivons ce process-là, et comment nous nous organisons, car ce n’est pas forcément très conventionnel.

Visualiser le process du jour J

En lui-même, l’emménagement sera sûrement le plus folklo que l’on vivra, dans la mesure où nous n’avons pas de véhicule pour le réaliser. Nous n’avons pour le moment pas de plan très défini pour le jour J (1er septembre), nous pourrions soit déménager en bus avec plusieurs tours de valise (un cumul de deux bus nous amène du logement actuel au futur en 20 à 25 minutes sans trop d’efforts), soit louer une voiture, soit déménager le plus gros en uber XL et la suite en bus… Ce sera sûrement de la décision tardive, au « feeling ». L’avantage des Uber XL, c’est que ça marche même quand on change de plan au dernier moment, ça nous évitera donc tout stress en amont.

Même si nous étions arrivés relativement légers (1 bagage cabine + 1 sac à dos lambda + 1 bagage soute chacun) et que j’avais fait en sorte d’emporter le maximum de petits objets du quotidien pour éviter de tout racheter, il y a bien des choses que nous avons dû acheter une fois sur place. Comme toutes les personnes qui s’expatrient sur du plus ou moins long terme, il y a quantité d’objets à se procurer à nouveau,  (notamment le linge de lit + du linge de bain supplémentaire – objets trop volumineux pour les valises). J’ai en outre commencé à chiner de la vaisselle pour le studio, acheté une enceinte bluetooth, une platine et quelques vinyles, autant d’objets que nous n’avions pas à l’arrivée. Nous sommes actuellement dans une sous-location meublée et équipée, et nous arriverons dans un studio complètement vide (hormis la cuisine), il a fallu donc anticiper un peu pour que les premiers jours ne soient pas trop pénibles…

Se projeter dans l’appartement

Si le déroulement du déménagement n’est pas encore trop clair dans nos têtes, j’ai pris en revanche l’habitude depuis quelques années d’anticiper de manière précise nos besoins. J’établis le plan du logement à partir de ma mémoire et des photos prises lors de la visite (lorsqu’il y en a eu une, sinon de l’annonce). J’avais commencé cette démarche amusante à Clermont-Ferrand, et l’ai poursuivi par la suite avec Toulouse, et San Sebastián (deux fois). Pour ce studio, ayant manqué de photos précises de certains angles j’ai dû composer aussi avec Google Maps afin de mieux comprendre la forme de certaines pièces : il faut savoir que la façade de style victorien induit des arrondis compliqués à prendre en compte au premier coup d’oeil. Il se peut que mon plan comporte quelques petites erreurs, mais je pense que globalement il doit être fidèle à la réalité.

Je trouve cette démarche d’élaboration de plan et d’étude minutieuse des photos très pratique pour visualiser le futur aménagement, car il permet de connaître les besoins en mobilier ou encore d’anticiper certaines contraintes comme la localisation des prises (plan 2 ci-dessous), ou l’absence de plafonnier dans le salon… Identifier l’exposition (Nord, Sud etc.) est une bonne idée également si vous projetez de faire pousser quelques plantes sur une terrasse ou derrière une fenêtre. En tous cas, c’est une bonne occasion pour moi de gribouiller à la main ou sur tablette, c’est une activité que je trouve très fun donc je m’en donne à coeur joie à chaque déménagement !

Pour ce qui est de la partie « aménagement » (plan 3), elle est très susceptible d’évoluer d’ici le déménagement en fonction d’autres essais de positionnement de meubles, ou encore le jour J en fonction des meubles trouvés, et même après car j’aime bien bouger les choses de temps en temps pour repenser l’espace ! Pour autant, ça me donne des pistes de réflexion et ça me plonge dans le métier de décorateur d’intérieur, qui m’aurait sûrement beaucoup plu (si j’avais eu le courage de repartir à 0 et de faire une mise à niveau en arts appliqués (= 2 ans après le bac) + un master, alors que je sortais juste d’une licence (en langues).

Comme vous m’aviez posé la question sur Instagram, je reprécise ici que pour la réalisation de ces plans il n’y a rien de très compliqué, pas de logiciel spécialisé : il suffit juste de dessiner à main levée (ou plutôt à stylet levé !) sur une tablette Android. J’utilise pour ma part une application que j’aime beaucoup et qui s’appelle Bamboo Paper (ses extensions sont sympas si l’on veut un papier adéquat et un rendu « aquarelle »). C’est une app’ développée par Wacom, une référence en matière de tablettes graphiques. J’évoque Android mais bien évidemment, ça fonctionne aussi sur iPad. Pour les adeptes du papier / crayon, c’est encore plus facile (un papier à petits carreaux aide beaucoup) !

Comme j’aime beaucoup la déco, à ce stade-là de la phase de déménagement / aménagement j’aime bien joindre au plan une certaine recherche esthétique histoire de donner un axe à nos quêtes de mobilier et d’objets. Pour ce faire, je pioche des idées sur des magasins en ligne : évidemment, souhaitant acheter le maximum d’objets en seconde main, il est certain que ce que je trouverai sera différent à l’arrivée, mais cela permet de cadrer les recherches.

Chiner n’empêche pas de chercher des meubles et objets en accord avec nos goûts. Comme je l’avais évoqué dans un article récent, j’ai de fortes envies de déco boho pour ce studio (et pour les logements à venir) : une déco justement vintage, originale et minimaliste qui correspondra à 100% à notre situation (petit espace) Ce sera d’ailleurs l’occasion de vous montrer comment je m’approprie personnellement ce style (via une planche d’inspiration faisant écho à l’article que je cite ci-dessus) et en pratique (via un futur fin septembre, une fois l’installation réalisée ). J’écris « je » car si je veille à ce que mes choix conviennent à Romain, la déco n’étant pas trop son truc c’est quelque chose auquel je me consacre seule.

planche boho 27 av

Anticiper (si possible) les premiers besoins

En ce qui concerne les meubles et objets de première nécessité, j’ai bon espoir que l’on puisse s’équiper sans avoir à recourir à Ikea (ou très très peu), qui de toute façon nécessite une voiture pour y accéder.

En effet, il y a déjà de quoi faire en don / occasion au moins en ce qui concerne les meubles, certains petits appareils ou ustensiles et la vaisselle. Il est possible de s’aider de Craiglist (Le Bon Coin local), de Goodwill (l’Emmaüs local -où j’ai trouvé 90% de notre vaisselle jusqu’à présent-) et des affaires abandonnées à chaque fin d’août dans les rues (par les étudiants qui s’en vont – certains finissant leur stage et d’autres n’étant là que pour l’été).

Dans notre résidence actuelle, en fin de mois certains objets attendent preneur : j’ai pu récupérer jusque là (surtout fin juin) quelques éléments de vaisselle (saladiers, moules à gateaux…), une lampe et un petit meuble à étagères en pin ! Bien sûr, il y aura sûrement des objets / ustensiles que nous n’arriverons pas à trouver d’occasion, mais si besoin nous serons dans le bon quartier pour nous rabattre sur du neuf. Ce sera même dur de fermer les yeux en passant bien plus souvent qu’avant devant Anthropologie et Urban Outfitters (dont les objets déco sont pile dans le style boho) – enfin, à ce moment-là c’est le porte-monnaie qui jouera le rôle dissuasif nécessaire… De toute façon, l’idée n’est pas de craquer sur n’importe quoi et d’accumuler, mais simplement de joindre le beau à l’utile, c’est aussi pour cela que l’on prend le temps (pour le moment) de chiner au coup de coeur.

En ce qui concerne les meubles, nous devons attendre d’être dans le nouvel appartement pour pouvoir nous équiper, ne pouvant stocker quoique ce soit avant. Cela demandera une bonne organisation en amont (contacts annonces, repérages) pour avoir rapidement au moins une petite table et un couchage.

A VENIR : je partagerai courant septembre une liste des objets et meubles que je juge indispensables pour meubler un studio en mode minimaliste. Même si bien sûr cette notion est propre à chacun, j’espère qu’elle pourra servir de point de départ. Je ferai aussi sûrement un point déco / do it yourself sur l’aménagement final du studio. On ne va pas se mentir, avec le minimalisme ce sont quand même deux thématiques qui me passionnent, alors je suis toute excitée à l’idée d’essayer de les conjuguer au mieux !

De votre côté, des projets de déménagement prévus pour bientôt ?

Hi! Moi c’est Fanny, 30 ans. J’adore planifier un voyage et découvrir de nouveaux lieux et cultures, immortaliser les beaux instants avec mon appareil photo, boire du thé, occuper mes dix doigts à quelque chose de créatif… Aprés avoir vécu en Espagne (Donostia – San Sebastián) pendant plus de 3 ans, j’ai déménagé fin Mai 2018 à Boston (USA) pour de nouvelles aventures !




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    Nymeria
    15 août 2018 at 9 h 58 min

    Déménagement ? Moi c’est déjà fait…
    Quel parcours du combattant pour trouver un appart !

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      parenthesecitron
      15 août 2018 at 14 h 38 min

      C’est souvent vrai quelle que soit le ville (enfin en Espagne notre première visite était la bonne et c’était très facile d’avoir l’appart, mais c’est un peu l’exception), on vit dans un monde fou !

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    Ornella
    15 août 2018 at 16 h 11 min

    Wouah, c’est hors de prix la vache ! Heureusement que vous avez sans doute de très bons revenus !

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      parenthesecitron
      15 août 2018 at 16 h 49 min

      Ils sont meilleurs qu’en Espagne sur le papier (pour Romain, moi ça ne change pas pour le moment) mais vu le coût de la vie ici en fait pas vraiment, on était bien plus à l’aise là-bas (ce qui a permis heureusement d’anticiper et de mettre un peu de côté !). Là avec un tel loyer et de telles charges mensuelles (les assurances santé hors de prix, les forfaits mobiles et internet bien supérieurs à ceux français -pour un service moindre en plus, d’après ce que j’ai appris hier) on va devoir être très raisonnables pour ne pas piocher dans ce qui nous reste de France / Espagne. Un jour peut-être je ferai un article sur le coût de la vie aux USA en mettant en perspective le service / produit reçu en échange, car il y a des différences assez flagrantes avec la France (pire encore avec l’Espagne).

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    Marion
    16 août 2018 at 11 h 22 min

    Wouahou ! Ca c’est de l’article précis et détaillé ! Je suis abasourdie d’apprendre le montant affolant qu’il faut réunir avant de pouvoir espérer dénicher un logement décent dans cette ville ! Heureusement que vous étiez bien organisés. Et je trouve que le studio que vous avez trouvé est vraiment très joli ! <3 Il a l'air lumineux en plus, j'espère que vous n'aurez pas de mauvaises surprises (même si comme tu le dis vous avez été habitués à pire ! :p). Par contre moi je trouve ça rigolo d'avoir les WC à côté de la douche, en même temps je n'ai jamais connu que ça haha ! Pratique pour embêter son frère ou sa soeur sur le pot lool !

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      parenthesecitron
      16 août 2018 at 15 h 41 min

      Et oui, c’est la folie cette ville (comme beaucoup de villes américaines sûrement) ! Le studio a l’air bien lumineux, le salon moins sur les photos car les stores étaient baissés au moment de les prendre, mais ça doit être encore mieux. Le truc des wc dans la salle de bain, je pense que c’est une question d’habitude en effet : ça choque moins Romain que moi par exemple car il n’a connu presque que ça (sauf quand on vivait à Clermont et à Toulouse), mais je veux bien croire que ça puisse avoir son côté fun, ah ah.

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