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Slow life

Slow Life : 5 bonnes raisons de ralentir

Depuis sa naissance dans les années 80, le concept de Slow Life s’est fait de plus en plus connaître, jusqu’à apparaître quarante ans plus tard comme totalement à contre-courant de la société actuelle, branchée ultra consommation, ultra connexion, ultra-rapidité et multi-tâches, et au sein de laquelle la comparaison et la compétition son de remises en question, prendre le temps de se poser et de respirer apparaît pourtant comme un luxe coupable.

Cet article a pour but de présenter un peu le concept de Slow Life et de vous donner 5 bonnes raisons de vous intéresser de plus près.

Qu’est-ce que la Slow Life ?

La Slow Life pourrait se définir comme une forme d’art : celui de prendre le temps, de vivre notre vie en en étant pleinement conscients. L’idée ? Mettre un terme à nos journées beaucoup trop frénétiques, ces journées où on a l’impression d’en faire beaucoup alors qu’au final, on ne fait rien « vraiment ».

La Slow Life est une sorte de Carpe Diem qui a été décliné à travers différents domaines, avec également un attachement particulier à la préservation de l’environnement. Dans un contexte sociétal où l’épuisement de la planète se fait de plus en plus évident, le besoin de ralentir et d’aller vers un quotidien plus simple se fait lui aussi davantage ressentir.

La Slow Food

Le mouvement Slow Food est né en 1989 à Paris. À l’origine du mouvement, Carlo Petrini, un journaliste, sociologue et critique gastronomique italien. Son but premier était d’étudier les cultures alimentaires et de défendre la biodiversité et la qualité de la cuisine gastronomique à l’échelle régionale, notamment en réaction à l’implantation de plus en plus fréquente de fast-foods dans les villes. En effet, ces derniers contribuent à la disparition du patrimoine culinaire local et dénaturent l’identité gastronomique d’une ville : de cette initiative est né le nom du mouvement (slow food / fast food, vous l’avez ?). 

À travers différentes entités et projets, le mouvement Slow Food a pour objectif de protéger certains produits alimentaires (ainsi que les savoir-faire associés, comme les recettes régionales), menacés de disparition en raison d’une industrialisation toujours plus importante. Il existe par exemple des programmes d’éducation du goût pour adultes comme pour enfants, et certains salons comme le Salon du Goût de Turin contribuent à la diffusion de connaissances (accumulées par les chercheurs liés au mouvement) ainsi qu’à sensibiliser sur le sujet.

Le mouvement Slow Food est présent dans une centaine de pays (dont la France bien sûr). En raison de ses nombreux efforts pour le promouvoir, Carlo Petrini a été reconnu en 2008 par The Guardian comme « une des 50 personnalités qui peuvent sauver la planète ». Il a écrit de nombreux livres, pour ceux/celles que le sujet intéresse.

Pour l’anecdote, j’avais assisté à l’une des conférences données par Carlo Petrini dans le cadre de mon Master Management des Industries du Tourisme, réalisé à l’Isthia de Toulouse en 2012/2013. Ce que je vous raconte dans le paragraphe précédent est tout droit tiré des notes que j’avais prises ce jour-là, et gardées en me disant qu’elles me serviraient peut-être un jour (mon blog était tout naissant et ne s’appelait même pas encore Parenthèse Citron) !

La Slow Cosmétique

La Slow Cosmétique  est un mouvement qui incite à prendre soin de soi mais dans le respect de l’environnement. Il incite à recourir à des produits aux recettes très simples, voire à des produits directement tirés du monde végétal : huiles végétales, huiles essentielles, argiles… J’ai déjà pas mal parlé sur le blog de ce genre d’alternatives donc je ne vais pas trop m’étendre aujourd’hui.

L’objectif de ce mouvement est de fuir les promesses de marques de cosmétiques matraquées à grand coup de campagnes marketing, et de découvrir par soi-même les propriétés des plantes ainsi que leurs bienfaits pour le corps.

Le Slow Made

Le Slow Made est tout simplement la symbolisation d’un retour de plus en plus important des consommateurs vers le travail artisanal, dont le temps ainsi que les ressources nécessaires à sa réalisation sont redevenus gages de qualité.

Un exemple ? Les boutiques de souvenirs traditionnels artisanaux qui connaissent un certain succès dans les petits villages, et le développement de sites comme Etsy, valorisant des petits créateurs (en opposition à la soupe industrielle habituellement servie par les grandes marques dans certains domaines comme la lingerie, les bijoux, la papeterie etc.). Bon, je l’admets, ça fait deux exemples !

La Slow Fashion

La Slow Fashion (en opposition à la Fast Fashion, comme pour l’alimentation) est la concrétisation d’un rejet de plus en plus important d’une mode non éthique et coupable d’énormes gaspillages de ressources

Les alternatives ? Se tourner vers l’achat de seconde main pour se vêtir, ou vers la mode responsable (dans ce second cas, le budget nécessaire implique souvent d’avoir moins de vêtements, mais des pièces durables car de meilleure qualité, en plus d’être produites de manière davantage respectueuse de l’environnement).

(Là encore, j’en ai beaucoup parlé sur le blog donc je vous laisse suivre tous les petits liens que je vous ai faits ci-dessus pour plus d’informations sur le sujet.)

Les Slow Città

Les Slow Citta sont des petites villes répondant à des critères très précis et dont l’objectif est de remettre le contact humain au centre de l’attention, notamment entre locaux et visiteurs.

Ces villes se distinguent également par l’importance donnée au développement des espaces verts et piétonniers afin d’offrir davantage de zones calmes aux habitants, pour leur permettre de se ressourcer en marge du bruit et de l’agitation.

Le Slow Tourisme

Le slow tourisme est une manière de revenir à l’essentiel à travers le voyage, d’aller vers les gens et les cultures, de privilégier les transports lents (qui font partie intégrante du voyage) et plus respectueux de la planète, de prendre le temps de « ressentir une ville ». 

Ce mode de voyage incite à aller à l’encontre du tourisme de masse, à consommer localement dans des restaurants authentiques (ou acheter des produits locaux pour cuisiner dans le logement loué, pourquoi pas avec l’habitant). L’objectif est de ne pas hésiter à sortir des sentiers battus pour sentir réellement le « pouls » d’une ville (ce qu’on a très bien fait à Venise par exemple, fuyant la Place Saint-Marc bondée pour des quartiers et lieux où l’on ne croisait presque personne, se levant tôt pour admirer tranquillement la beauté des levers de soleil, et cherchant des spots calmes pour les couchers de soleil). 

Même si j’ai déjà évoqué ces aspects-là sur le blog (à travers cet article sur le voyage écoresponsable), le Slow Tourisme est un sujet que j’ai envie d’aborder davantage dans les années à venir (voire à travers un tout nouveau projet), ayant réalisé que c’est un mode de voyage que je pratique depuis des années sans en avoir conscience.

Notre voyage récent en Colombie s’inscrit dans le Slow Tourisme, mais aussi celui à Valencia, au Portugal ou encore à Madrid. Ce sont des voyages que mon mari et moi nommions « voyages dolce vita », faute de connaître le terme « Slow Tourisme » ou de l’y associer (l’un de mes clients y faisait pourtant régulièrement allusion lorsque je travaillais en Web-marketing, mais je n’avais stupidement pas fait le rapprochement avec ma propre pratique). 

5 bonnes raisons de tenter l’expérience Slow Life

1. Se sentir mieux et permettre à sa créativité de s’exprimer

Nous sommes tous créatifs, nous ne savons juste pas tous comment débloquer certains freins/obstacles/pensées limitantes ni reconnaître sur quel terrain cette créativité peut s’exprimer. Déjà, il faut en avoir envie (car après tout, ce n’est pas une obligation non plus) mais quand c’est le cas, il nous arrive de bloquer sur le médium qui nous conviendrait, ce qu’on voudrait exprimer, ou tout simplement, de manquer d’énergie pour le faire.

Appliquer des principes essentiels de la Slow Life à ce domaine peut être très porteurs (vous verrez ça dans les « clés » que je donne un peu plus loin).

Avant tout, pour développer sa créativité, il est important de veiller à se réserver des sessions de création et à ne pas renoncer s’il n’en sort rien de bon au bout d’un quart d’heure (c’est la pratique qui fait comprendre au corps et à l’esprit qu’il s’agit d’une nouvelle habitude à enregistrer, et ça sera de plus en plus facile par la suite). Le fait de prendre davantage de temps pour laisser des facettes de soi s’exprimer, quel que soit le support d’expression utilisé, est très intéressant pour atteindre un certain épanouissement personnel.

Les clés pour y arriver

Apprendre à lâcher prise, s’écouter, se recentrer, prendre conscience de ses envies et besoins, se respecter et atteindre une certaine paix intérieure/plénitude voire un total bien-être psychique et physique me semble primordial pour être capable de créer quelque chose. Sans se connaître, faire le point sur ses désirs/ressentis et sans être un minimum détendu et reposé, difficile d’arriver à produire quoique ce soit (composition musicale, écrit ou toute autre réalisation créative).

Dans l’absolu, méditer (se détendre face à un paysage reposant en essayant de l’admirer et de ne penser à rien) et faire du sport sont d’une grande aide : je précise « dans l’absolu » car je ne pratique personnellement pas assez ces recommandations qui m’apparaissent pourtant quotidiennement comme essentielles, mais c’est l’un de mes objectifs pour 2020 !

Autres « décapsuleurs de créativité » : prendre le temps d’écrire son ressenti (sur des situations précises ou sur la vie en général), flâner sans but autour de chez soi : ce sont des activités recommandées par de nombreux artistes, écrivains etc.

Enfin, même si cela paraît évident, d’autres habitudes héritées de l’adoption du concept de Slow Life peuvent aider à être plus créatif : se déconnecter des écrans, éviter de faire du multi-tâches, déculpabiliser de se consacrer du temps libre et apprendre à reporter une tâche professionnelle (non-urgente évidemment). Ce tout dernier point est quelque chose que je suis consciente de devoir encore travailler (en prendre conscience est un bon commencement). Une astuce que je teste ces derniers jours :  aménager une to-do liste quotidienne plus courte, histoire de ne pas culpabiliser de ne pas l’avoir terminée quand la fin de journée arrive…

2. Recréer du lien social

Trop stressés et fatigués par le travail, on remet les sorties et soirées au second plan, on bâcle les appels et les messages et sans le vouloir, on finit par déplacer la famille et les amis à l’arrière-plan de nos vies. Cette attitude découle soit d’un raisonnement axé sur le fait de penser que l’on a plus urgent à faire (il faut alors reconsidérer la notion d' »urgence »), soit d’un ressenti temporaire (on se sent vide, indispensable et inintéressant, alors « à quoi bon ? »). Tout droit hérité d’une fatigue et d’un problème de priorisation de nos tâches quotidiennes, ce problème peut heureusement trouver facilement une solution.

Le fait d’apprendre à mettre le quotidien au ralenti, de reprendre du temps pour soi et pour s’épanouir permet d’être non seulement mieux avec soi-même mais mieux avec les autres, d’avoir davantage de temps et d’énergie à leur consacrer, et d’être aussi une meilleure compagnie pour eux. Qui n’en rêve pas ?  

Les clés pour y arriver

La clé principale, il me semble, est de maintenir un vrai contact avec ses proches, en commençant par ne pas reporter une énième fois ce coup de fil que l’on veut passer pour prendre des nouvelles ou ce message auquel on veut répondre (j’ai un problème dingue avec soi, mais je me soigne petit à petit). D’ailleurs, maintenir le contact ne veut pas forcément dire toujours se servir des réseaux sociaux et autres applications de messagerie instantanée, mais réapprécier d’écrire une lettre ou envoyer une carte, de temps en temps (personnellement j’y reviens depuis quelques années, mais il me faut encore apprendre à ne pas forcément attendre « le bon moment » pour écrire un roman mais plutôt repenser ces lettres comme des messages plus courts et plus fréquents – pour un plaisir du destinataire forcément multiplié, de surcroît !). Prendre VRAIMENT le temps de penser aux gens autrement que 2 minutes entre deux activités du quotidien me paraît essentiel, et pourtant, c’est quelque chose que la société actuelle ne nous incite pas vraiment à faire. On a l’impression d’être plus facilement joignables et connectés aux autres, mais qu’en est-il en réalité ?

3. Voyager de manière plus éthique et tranquille

Ainsi que je l’ai abordé plus haut en vous parlant de Slow Tourisme, le fait de ne rien organiser pendant un voyage et de lâcher prise va à l’encontre des produits du tourisme (comprendre : des circuits de voyage) qui uniformisent les expériences et sont rarement respectueux (heureusement, il y a des exceptions). Et pourtant, quel plaisir ! J’y ai déjà consacré un article mais en quelques mots, voyager en veillant à une certaine éthique, c’est aussi veiller à avoir une empreinte écologique faible, à ne pas réaliser d’activités exploitant les populations locales et les animaux

Si l’on reprend le concept de Slow Tourisme, la tranquillité découle naturellement du fait de se laisser porter par la ville/région visitée et de ne pas forcément chercher à cocher tous les points d’une liste. Oui, il y a toujours des « must-see » pour une destination, surtout si elle est très connue… S’ils apportent évidemment leur lot de découvertes d’un point de vue historique ou architectural par exemple, ne pas les voir parce qu’on a à la place privilégié des interactions avec des locaux (ou découvert un quartier insolite ignoré des touristes), ce n’est pas « avoir manqué quelque chose » : c’est juste « avoir contemplé/vécu autre chose ».

Il n’y a pas de concours du meilleur voyageur, un voyage c’est subjectif, c’est personnel, ça se vit et ça se ressent, et on ne sera pas tous ému par les mêmes choses (c’est pour ça aussi que le voyage solo a son charme). Avoir vu tous les sites touristiques peut être une manière de profiter (je ne juge pas, il y a moi-même des sites que je rêve de voir un jour autrement qu’en photo ou tableau) ; par contre, le faire en un temps record pour cocher ensuite tous les sites touristiques d’une autre ville (comme certains qui font le « tour du monde » en 2 mois), cela n’a pour moi aucun sens.

Je sais que j’ai pu être parfois frustrée par le passé de ne pas avoir davantage de temps à passer dans un quartier ou une ville parce que sinon, on aurait manqué tel ou tel site incontournable. Pour remédier à ce problème un peu stupide : d’une part, j’ai arrêté de me prendre la tête avec le jugement des autres (surtout si ce que je fais à la place m’a énormément plu) ; d’autre part, je préfère dorénavant voyager moins, mais « mieux ». Je recommande sur mon blog ce que j’ai vu, mais je n’ai absolument pas honte de dire que j’ai zappé tel ou tel site pour en voir un autre : c’est MON récit, MON expérience, vous y prenez des conseils ou idées, mais mes articles ne représentent en aucun cas la façon unique de visiter l’endroit (et encore heureux !). Voyager en adoptant une slow life attitude (désolée d’avance si une chanson vous vient en tête), c’est voyager avant tout POUR SOI (mais dans le respect des autres).

Le voyage, ça devrait être juste ça : un vrai retour à l’essentiel, une vraie PAUSE dans le quotidien. Parce que si l’on en fait une course, forcément à l’arrivée, on est fatigué (et rentrer fatigué -au-delà des décalages horaires ou ce genre de choses- de nos vacances, c’est quand même dommage).

Les clés pour y arriver

Pour sortir du cercle vicieux du voyage pas slow du tout, il suffit de ne pas être tenté de l’organiser à l’avance (ou juste quelques sites/quartiers), voire même lâcher complètement du lest et improviser au fur et à mesure de la journée. Pour mes deux premiers voyages avec mon chéri, j’avais organisé une sorte de planning quotidien des activités possibles. Le voyage suivant, je n’ai pas eu le temps (ou pas voulu prendre le temps ?) de le faire, et ça a été tellement mieux ainsi !

Je peste souvent contre mon mari qui aime bien savoir où l’on est pour ne pas rater une église intéressante à proximité, mais je maintiens que savoir lâcher son plan pour se laisser guider par la beauté d’une rue ou d’un paysage est primordial pour profiter pleinement d’un voyage ! C’est ce que j’ai fait quand je suis partie seule au Portugal, et c’était vraiment une expérience forte (paradoxalement, je me souviens mieux des quartiers visités que les voyages où le plan n’était pas bien loin… parce que retenir la localisation exacte des rues ne m’intéresse pas, mais retenir l’ambiance qu’elles dégagent, si !).

Autre astuce pour voyager plus slow (et donc éthique, en marge du tourisme de masse) : faire des pauses dans la journée, sans culpabiliser de ne pas « être en train de visiter ». À titre d’exemple, mon mari et moi faisons des pauses dans des cafés locaux pour prendre le temps d’écrire notre ressenti, de dessiner, de discuter éventuellement avec des locaux, ou juste de profiter d’être là, en écoutant les gens autour de nous parler (parfois dans une langue que l’on ne maîtrise pas)…

4. Se reconnecter à la nature

Ralentir au quotidien et prendre le temps de vivre, c’est essentiel pour l’esprit, pour lui permettre de respirer (et réduire son impact personnel sur l’environnement, c’est essentiel pour ne pas respirer n’importe quoi ! Pardon…).

Recréer une connexion entre soi et le monde végétal et animal peut consister en des activités très simples. Par exemple, manger local et en respectant les saisons permet de se reconnecter pleinement au véritable rythme de la nature qui nous entoure (et qui ne sera pas le même selon où l’on vit sur la planète). Traverser un parc et tenter d’y observer ses petits habitants (dans le cas de Boston : écureuils, lapins, oies, canards ou cygnes…) permettent aussi de reprendre conscience de sa place d’humain et de se sentir exister au milieu d’un tout.

Quelques clés pour y arriver

Quelles activités privilégier pour se rapprocher de la nature ? Se promener dans un parc, cultiver son potager et/ou soigner ses plantes (dans un jardin ou sur un balcon), guetter attentivement le changement des saisons (des feuilles qui tombent aux premiers bourgeons en passant par les flocons qui flottent parfois dans l’air en hiver et le vert intense de la végétation en été), déconnecter des réseaux sociaux et appareils (TV, radio), aller lire un livre dans un parc à la belle saison, délaisser la voiture pour le vélo ou la marche (qui permettent d’avoir davantage le temps d’observer les petits changements des paysages qui nous entourent), partir en rando, faire une session footing / running dans un espace vert proche de chez soi, visiter un jardin botanique, pique-niquer…

Une exception qui fonctionne : aller regarder un film en plein air (le cinéma de plein air est une activité souvent gratuite qui se développe dans de nombreuses villes l’été) : cela change de son lit/canapé et comme souvent le cadre choisi par les organisateurs est agréable, on mêle une activité culturelle au fait de profiter de l’extérieur… 

Ce ne sont que quelques exemples, il y a de quoi faire !

5. Améliorer sa qualité de vie

Les 4 points précédents permettent de travailler sur la qualité globale de notre quotidien, ce 5ème en découle donc tout naturellement !

Apprendre à vivre avec moins, mais mieux (réduire sa consommation) permet d’améliorer sa concentration (l’attention n’étant pas détournée par les nombreux objets nous environnant) et de réduire la quantité d’énergie attribuée à la réalisation de tâches inutiles. Fuir les grands magasins et supermarchés (aspirateurs de temps et d’énergie, un peu à la manière des Détraqueurs dans Harry Potter) et leur robotisation dévorante permet de (re)nouer contact avec les commerçants et marchands des petits commerces locaux. Être davantage connecté à la nature permet de sentir un véritable bien-être intérieur. Ne pas circuler comme un fantôme dans des lieux que l’on croie trop connaître mais au contraire observer le moindre petit changement au quotidien offre une sensation incroyable : mieux être au monde, mieux se sentir exister parmi le monde

Une meilleure qualité de vie entraîne davantage d’efficacité et un meilleur équilibre nerveux, ce qui est un cercle vertueux puisqu’en retour, cet état d’esprit est propice à davantage de créativité et de concentration et à une meilleure relation avec nos proches !

Slow life, astuces et bonnes raisons

Attention, il ne faut pas confondre le concept de slow life avec le fait de ne plus rien faire et de ne s’imposer aucune contrainte. Il s’agit surtout de redonner du sens à nos actions quotidiennes, et d’apprendre à mieux gérer ces dernières. L’objectif n’est pas tant de se départir des corvées et du travail que de déterminer de manière plus juste le temps qui leur est consacré par rapport au temps dégagé pour nos loisirs et le repos.

En vérité, adopter un rythme de vie plus lent n’est pas difficile. Ce qui est compliqué, c’est en fait de changer/remplacer certaines (mauvaises) habitudes tenaces (moi-même, j’y travaille). Cependant, quand on a déjà réussi à le faire dans d’autres domaines de sa vie (végétarisme, zéro déchet, minimalisme…), on sait que ce n’est qu’une question… de temps !

Le VRAI bon conseil ? Il faut, je pense, arrêter de se chercher des excuses pour justifier qu’une vie à 1000 à l’heure est vraiment mieux vécue : au dernier quart de notre vie, je suis certaine que l’on se rappelle(ra) davantage des moments intenses, suspendus hors de ce quotidien fou, que des moments vécus les uns en parallèle des autres. Vous ne croyez pas ?

N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez en commentaires (et éteignez cet écran ensuite 😀 !).


A propos

Hello et bienvenue ! Je suis Fanny, photographe de 31 ans. J'adore planifier un voyage et découvrir de nouveaux lieux et cultures, immortaliser les beaux instants avec mon appareil photo, boire du thé, occuper mes dix doigts à quelque chose de créatif… Originaire de Charente-Maritime, j'ai vécu dans différentes villes en France puis à Donostia - San Sebastián (en Espagne) pendant 3 ans 1/2 ainsi qu'à Boston (dans le Massachusetts aux USA) pendant 2 ans. Je suis rentrée au printemps 2020 en France et m’apprête à emménager à Montpellier.

8 Commentaires

  • Anaïs
    6 mars 2020 at 11 h 06 min

    Quel bel article, Fanny
    Je pensais bien comprendre le mouvement slow life, pourtant tu m’as fait découvrir les slow città ! J’adore l’idée, c’est vraiment magnifique en as-tu déjà visité par hasard ? J’adorerais en voir une de mes yeux

    Bonne journée !

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    • parenthesecitron
      25 mars 2020 at 16 h 31 min

      Merci beaucoup ! C’est un concept que j’ai découvert en creusant le sujet, et il se trouve que oui, de manière amusante j’en ai visité deux sans le savoir : Labastide d’Armagnac en Gasgogne ; ensuite Loix, qui se trouve sur l’Ile de Ré (où vit ma belle-famille). J’en ai aussi visiblement raté une de peu (ayant visité les deux villes autour) : Lekeitio, dans le pays basque espagnol 😉

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  • Mademoiselle Scintille
    8 mars 2020 at 1 h 45 min

    Coucou !!! Je connais ce concept et essaie de l’appliquer, mais dans la société actuelle qui nous en demande toujours plus c’est compliqué. Ce qui est bien c’est d’écouter son corps et de ne pas forcer. Merci pour ce bel article 🙂

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    • parenthesecitron
      8 mars 2020 at 3 h 12 min

      Merci beaucoup d’avoir pris le temps de lire (je suis consciente qu’il est long) ! Je suis d’accord que ça demande pas mal d’efforts, mais certaines choses peuvent devenir rapidement de nouvelles habitudes, je suis convaincue que petit à petit on doit réussir à se détacher de cette pression exercée par la société.

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  • Camille
    8 mars 2020 at 11 h 31 min

    Salut Fanny,

    Je viens de découvrir ton blog via Blog Campus et j’ai trouvé ton article super intéressant. C’est difficile de ralentir dans notre société actuelle qui nous permet d’être toujours connecté·e, partout et tout le temps, qui valorise le fait d’être toujours en mouvement, toujours à 100 à l’heure, d’en faire toujours plus (par peur de manquer quelque chose ?). Mais j’ai l’impression que de plus en plus de personnes ont envie de ralentir, l’expriment et le mettent en pratique et ça fait du bien je trouve. Il y a encore quelque temps j’étais du genre à planifier des vacances « hyper actives » car je voulais « rentabiliser » mon voyage, en voir le plus possible, ne rien louper, « profiter à fond ». J’avais en horreur les vacances « à ne rien faire », à « juste » se reposer. Quand j’y repense ça me paraît être une autre vie. Aujourd’hui, j’apprécie de ne pas cocher toutes les visites incontournables d’un endroit, de me poser dans un café, de prendre le temps de me perdre dans les rues, de bouquiner dans un parc. Et je suis totalement d’accord avec toi qu’adopter le concept de « slow life » n’est pas ne rien faire ou ne se fixer aucune contrainte. Je ne connaissais pas les « Slow Città » ça me donne envie de creuser ce sujet 🙂

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    • parenthesecitron
      10 mars 2020 at 17 h 29 min

      Merci Camille pour ton commentaire. J’ai moi aussi eu longtemps l’idée que des vacances bien vécues devaient être bien remplies, or il y a vivre, et… prendre le temps de vivre en ressentant vraiment ce qu’on vit, et ça change tout. J’ai encore pas mal de petites choses à améliorer pour ralentir complètement, mais se savoir sur la bonne voie fait déjà du bien par rapport aux mois et années précédentes 🙂

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  • la parenthèse psy
    15 mars 2020 at 20 h 50 min

    C’est un concept qui sera vital dans quelques temps je pense, nous allons trop vite, nous épuisons nos ressources, nous devrons y passer. Le faire en avances permet une transition plus douce ! Je suis ! 🙂

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